
Soirée autour d’un thème littéraire – Femmes de lettres
Pendant longtemps la littérature a été considérée comme une affaire de talent et de génie donc pas une affaire de femmes… et pourtant elles écrivent. Les jurys, les académies leur ont été longtemps fermés. On leur reproche une littérature des sens, d’être des « machines à vibrer, à sentir ». Elles réclament le droit « à talent égal » de faire leur carrière comme un homme. La littérature féminine est vue comme une littérature de manque et d’excès, manque d’imagination, de logique; trop de mots, de phrases, de mièvrerie.
À la fin du XVIII e / début du XIX e siècle, des femmes de tempérament telles Jane Austen ou les Sœurs Brontë produisent des œuvres qui, bien que dédaignées et moquées à leur époque, font aujourd’hui partie du patrimoine littéraire universel, objet de nombreux travaux universitaires et adaptations en tous genres.
Dès le XIX e siècle, les écrivaines veulent vivre de leur plume comme George Sand. Elles ont le sentiment profond qu’elles ont quelque chose de différent à écrire, seules elles peuvent « dire les femmes ».
Avec Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, Marguerite Duras elles se rêvent égales et différentes et on s’oriente alors vers la reconnaissance d’une seule littérature.
De nos jours elles écrivent dans tous les genres : romans, poésie, essais, théâtre, correspondances.
Au cours de la soirée, nous vous présenterons Jane Austen, Colette, Léonor de Recundo, Tatiana de Rosnay.
