
Conférence « Effet Matilda »
L’effet Matilda – Mercredi 4 février 2026
Conférence organisée par l’ALAC et animée par Louis-Pascal JACQUEMOND, historien, à 20h00 à l’amphithéâtre du Lycée Honoré d’Estienne d’Orves.
Ouvert à tous.
L’effet Matilda désigne le déni ou la minimisation récurrente de la contribution de femmes scientifiques à la recherche, leur travail étant souvent attribué à leurs collègues hommes.
Au début des années 80, l’historienne des sciences Margaret Rossiter théorise l’effet Matilda : elle constate le déni, la spoliation ou la minimisation récurrente et systémique de la contribution des femmes aux travaux scientifiques, et ce au profit des hommes. L’on peut nommer nombre de grands hommes de sciences (Newton, Pasteur, Einstein,…), mais nous sommes embarrassés pour désigner autant d’éminentes femmes : Marie Curie oui mais qui d’autre ? Qui peut raconter les difficultés et obstacles d’une Hypathia d’Alexandrie, d’une Sophie Brahe, d’une Sophie Germain, d’une Lise Meitner, d’une Marthe Gautier ? Qui connaît Esther Lederberg, Nettie Stevens, Eunice Foot, Nicole-Reine Lepaute, Hedy Lamarr… mais aussi les Harvard Computers, le « harem » de Pickering, ou les Hidden figures ?
Le fond de l’affaire est que, depuis la nuit des temps, les femmes sont jugées incompétentes par nature et inférieures par vocation. Elles ne peuvent donc réaliser des découvertes scientifiques que tout à fait exceptionnellement. Cet impensé se double de préjugés et de stéréotypes qui abondent dans notre Histoire de l’humanité. C’est donc à un parcours significatif de ces exemples de spoliations ou de discriminations et à une analyse des processus qui les organisent que cette conférence doit répondre.

